De Gaza à Nogent
Par Yves Buisson juin 2025 Cette violence démesurée qui nous saute aux yeux ne se résoudra ni par des mesures coercitives, plus de contrôles, de répression, «plus de la même chose» aurait dit Paul Watzlawick 1 , ni par des déplorations atterrées, qui persisteraient, même si c’est plus discrètement, dans la projection du mal sur l’autre. Cette violence est la nôtre, chacune, chacun d’entre nous peut s’y confronter en se retournant vers son intériorité, non pas pour la culpabiliser, ce qui ne ferait que la confiner dans un compartiment dédié rassurant circonscrit d’impuissance, mais plutôt y considérer la dimension de possession collective qui peut entraîner le meilleur des hommes, la meilleure des femmes, tout comme les plus perturbés, dans une submersion destructrice, ravageuse, au détour d’une rupture de parcours inopinée, sociale, affective, spirituelle selon les contingences, d’un choc émotionnel perturbant la sociabilité usuelle. Fréquemment chez l’individu, ce type de surgissement